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 Trafic et consommation de stupéfiants

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El Guelmi
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Nombre de messages : 218
Date d'inscription : 08/02/2007

MessageSujet: Trafic et consommation de stupéfiants   Lun 22 Oct - 17:15

Trafic et consommation de stupéfiants
Alerte, la drogue envahit nos villes !

C’est en présence de nombreuses associations, d’experts étrangers, de représentants des services de sécurité et de spécialistes de la santé mentale que la rencontre sur le rôle de la société civile dans la prévention contre la drogue a eu lieu hier à l’hôtel El Aurassi, à Alger.

Organisée par l’Office national de prévention et de lutte contre la drogue et la toxicomanie, cette manifestation, qui prend fin aujourd’hui, a pour objectif de renforcer le mouvement associatif activant dans le domaine de la lutte contre la drogue et l’aider à axer ses interventions dans le sens des objectifs définis par le plan directeur national de prévention et de lutte contre la drogue (PDN). Selon le premier responsable de l’Office, Abdelmalek Sayah, il est également question d’« orienter les associations vers des plans d’action harmonieux et agir dans le cadre d’un réseau national structuré qui s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de lutte afin d’améliorer leurs capacités d’action ». Abdelmalek Sayah a déclaré en marge de la rencontre que la drogue en Algérie représente un danger réel du fait qu’elle cible la jeunesse, précisant que la consommation de résine de cannabis, la drogue la plus consommée, suivie des psychotropes, a connu une hausse de 100% entre 2002 et 2004. En matière de prise en charge, le responsable a rappelé l’ouverture de 15 nouveaux centres de désintoxication, dont ceux situés à Alger, Oran, Constantine, Annaba et Tlemcen, de 53 centres intermédiaires pour certaines wilayas, dont 3 centres à Alger, 2 à Oran et 2 centres à Constantine, ainsi que la réactivation de 185 cellules d’accueil et d’orientation dans tous les secteurs sanitaires. Lors de sa communication, il a fait état des dernières statistiques de saisie de drogue en révélant qu’en 2006, les services de sécurité ont récupéré 10 t de cannabis, et durant les trois premiers mois de l’année en cours, plus de 5 t, ce qui laisse croire que la quantité totale de 2007 dépassera, selon lui, les 15 t. Pour lui, 73,87% du cannabis marocain passent par l’Algérie, dont 26,13% sont destinés à la consommation locale. Pour sa part, le secrétaire exécutif du groupe de coopération en matière de lutte contre l’abus et le trafic illicite des stupéfiants (Pompidou) du conseil de l’Europe, Christopher Luckett, a reconnu, en marge de la rencontre, l’augmentation de la consommation de cannabis chez les jeunes Algériens, précisant toutefois que la situation diffère par rapport à celle enregistrée dans les pays européens. L’expert a appelé à la nécessité de coordonner et multiplier les efforts avec toutes les parties concernées et surtout renforcer le rôle du mouvement associatif dans la mission de sensibilisation et enfin intégrer les jeunes dans l’élaboration des politiques de lutte contre les maux sociaux. Il a annoncé à ce titre le lancement prochain de deux projets avec l’Algérie portant, l’un sur une étude de la consommation de drogue et la toxicomanie, et l’autre sur les moyens de formation au profit des acteurs de la lutte contre la drogue et la toxicomanie. Abordant les effets de la drogue sur la santé physique et mentale de l’individu, le docteur Francis Staint-Dizier de l’Association nationale française des intervenants en toxicomanie a fait état d’une enquête réalisée en 1998 sur les différents dangers de la drogue. Pour lui, la consommation des opiacés et de l’alcool est la plus répandue en Europe, ce qui n’est pas le cas dans les pays musulmans où seulement la préférence va plutôt vers le tabac et les drogues que vers l’alcool, interdit par la religion. Il a révélé, en outre, que le cannabis est de loin plus dangereux que le tabac, précisant que fumer un joint équivaut à 15 cigarettes, et deux à un paquet et demi. L’expert a indiqué que les consommateurs de drogue deviennent des réservoirs de virus tels que le HIV avec 10% des cas, l’hépatite B avec 30% et l’hépatite C avec 70% des cas. Selon lui, les préadolescents âgés de 10 ans optent pour le tabac, les adolescents, 14-18 ans, pour l’alcool et le cannabis, les jeunes de 19-25 ans pour la drogue festive et les adultes pour les opiacés. Il a noté que les consommateurs précoces, qualifiés d’ado-naissants (10-13 ans), risquent la dépendance mais aussi une polytoxicomanie avec le temps. Les adolescents, quant à eux, encourent, avec l’ivresse à répétition, le risque d’évolution vers la délinquance. Le conférencier a conclu en affirmant que l’expérimentation n’a pas les mêmes risques que l’usage abusif. A la fin, il a attiré l’attention sur le danger du détournement des médicaments de leur usage pharmaceutique, citant l’exemple du dopage sportif et sexuel. Cinq communications ont été présentées durant la séance de l’après-midi. Ahmed Houiti, de l’université d’Alger, a parlé des effets de la drogue sur la stabilité sociale et le développement économique, le docteur Lachgueur Nassima a présenté les effets des drogues et le profil des toxicomanes en cure, le professeur Abderrazak Zouina a décortiqué la législation algérienne en matière de contrôle et de répression du trafic de drogue, Belmehdi Youcef, directeur des affaires religieuses, a parlé du rôle des institutions sociales dans la prévention, le professeur Drifel Saâda a axé sur la contribution du mouvement associatif dans le domaine, Maurizio Coletti, correspondant permanent du ministère italien de la Solidarité, sur le rôle du mouvement associatif, le professeur Ahmed Adimi sur l’impact de l’information face au danger de la drogue, et enfin Bob Keizer, de l’institut Trimbos des Pays-Bas, sur l’importance de la communication. Les travaux reprendront aujourd’hui avec trois communications, dont l’une sera consacrée aux résultats préliminaires de l’enquête nationale sur l’usage de la drogue en Algérie, présentée par Ali Kouaci du Cenéap. A signaler que cette rencontre, placée sous le haut patronage du ministre de la Justice, a été marquée par l’absence du ministre. Son représentant, le secrétaire général, est resté, quant à lui, muet.

Salima Tlemçani
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