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 Criminalité et délinquance juvénile Une menace pour le pays

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El Guelmi
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Nombre de messages : 218
Date d'inscription : 08/02/2007

MessageSujet: Criminalité et délinquance juvénile Une menace pour le pays   Dim 21 Oct - 19:21

Criminalité et délinquance juvénile
Une menace pour le pays

La criminalité ou le banditisme et la délinquance juvénile seront au centre d’un Conseil interministériel, ce dimanche, a-t-on appris de source sûre. Il sera question de faire état du constat alarmant de ce fléau établi sur la base d’études détaillées des services concernés par la répression de la criminalité. Selon nos interlocuteurs, le phénomène de la criminalité a connu une importante évolution durant les dernières années, notamment depuis 2000. Les statistiques de la direction générale pénitentiaire ont révélé une hausse considérable du nombre des prisonniers.

Ce dernier est passé de 48 040 en 2000, à 49 482 en 2001, pour atteindre 50 760 en 2002. Les différentes grâces présidentielles ont néanmoins permis de désengorger les établissements pénitentiaires (voir encadré). Selon ces mêmes chiffres, les crimes commis le plus durant ces trois années sont les vols simples, avec 4065 cas en 2000, 4 307 en 2001 et 3 549 en 2002. Ils sont suivis par la catégorie des homicides. Une évolution très dangereuse du phénomène de la délinquance juvénile. En effet, les statistiques montrent qu’en 2000, le commerce de la drogue constituait le crime le plus répandu avec 1 784 cas, suivi de la constitution de groupes de malfaiteurs avec 1 715 cas et de vols qualifiés avec 1543 cas. En 2001, la constitution de groupes de malfaiteurs occupe la deuxième place avec 1 769 cas, suivie des crimes liés au commerce de la drogue avec 1 755 cas et des homicides avec 1 668 cas. En revanche, en 2002, les assassinats viennent en deuxième position avec 1 765 cas, suivis des crimes liés à la constitution de groupes de malfaiteurs avec 1 574 cas et des vols qualifiés avec 1 472 cas. Cette tendance aux homicides est inquiétante et montre que la violence s’installe de façon alarmante dans les milieux juvéniles. Selon les mêmes statistiques, la délinquance juvénile a connu une hausse considérable entre 1999 et 2002. Elle est passée de 16 334 cas en 1999, à 20 423 en 2000, à 23 737 en 2001. Le phénomène apparaît surtout à travers le nombre des délits et des crimes commis par les jeunes. Ainsi, il a été enregistré 801 délits et 191 crimes en 1999, 701 délits et 40 crimes en 2000, 643 délits et 153 crimes en 2001, et 632 délits et 161 crimes en 2002. Les villes de l’ouest du pays sont les plus touchées par la criminalité, si l’on se réfère à ces mêmes statistiques. Celles-ci montrent qu’en 1999, le nombre de crimes était de 397 à l’Ouest, puis est passé à 288 en 2000, à 322 en 2001, pour atteindre 299 en 2002. A l’Est, il était de 280 crimes en 1999, 236 en 2000, 257 en 2001, et 254 en 2002. Classé en troisième position, le Centre a connu 252 crimes (commis par des délinquants) en 1999, 202 en 2000, 171 en 2001 et 187 en 2002. Enfin le sud du pays a enregistré 992 crimes en 1999, 741 en 2000, 796 en 2001 et 793 en 2002. Le nombre de délinquants détenus dans les centres de rééducation laisse perplexe et montre que le phénomène connaît, ces dernières années, une hausse considérable. Entre 2001 et 2002, il a été enregistré 2 178 cas de délinquants « dans un état psychique critique », détenus dans 35 centres spéciaux. Pendant cette période, plus de 2 189 jeunes ont été poursuivis et 3 322 placés dans des centres de rééducation. En 1999, les centres de rééducation ont accueilli 165 délinquants âgés entre 14 et 16 ans. Parmi ces derniers, 118 ont commis des vols, 16 sont accusés de coups et blessures volontaires, et 5 ont été jugés pour meurtre. Les mêmes établissements ont hébergé 287 jeunes âgés entre 16 et 18 ans dont 203 ont été jugés pour des vols, 35 pour des coups et blessures volontaires (CBV), 13 pour des assassinats, 17 pour inceste, 5 pour viol, 14 pour des affaires de stupéfiants. En 2000, ces statistiques ont connu une baisse significative qui est la conséquence des différentes grâces présidentielles décidées durant cette année. Ainsi, le nombre de jeunes délinquants en prison en 2000 et âgés entre 14 et 16 ans a atteint 37, parmi lesquels 18 sont poursuivis pour vol, 9 pour CBV, 3 pour assassinat, 2 pour inceste et 1 pour viol. Les délinquants âgés entre 16 et 18 ans sont au nombre de 135, parmi lesquels 61 ont été jugés pour vols, 28 pour CBV, 14 pour homicide volontaire, 13 pour inceste, 8 pour viol et 11 pour des affaires de stupéfiants. En 2001, le nombre des délinquants dans les centres de rééducation a atteint 236. Parmi ceux-ci 53 ont un âge compris entre 14 et 16 ans, dont 35 ont été emprisonnés pour vol, 8 pour CBV, 3 pour assassinat, 2 pour affaire de stupéfiant et 5 pour viol. Il a été également enregistré 183 délinquants âgés entre 16 et 18 ans, parmi lesquels 95 ont été jugés pour vol, 33 pour CBV, 18 pour homicide volontaire, 8 pour affaire de stupéfiant, 16 pour inceste et 13 pour viol. Enfin pour l’année 2002, les centres de rééducation ont accueilli 30 délinquants âgés entre 14 et 16 ans. Parmi eux, 8 ont été condamnés pour vol, 1 pour CBV, 1 pour assassinat, 5 pour inceste, et 14 pour d’autres crimes. La délinquants âgés entre 16 et 18 ans sont au nombre de 197, dont 109 ont été condamnés pour vol, 28 pour CBV, 16 pour homicide volontaire, 1 pour drogue, 5 pour inceste, 6 pour viol et 23 pour autres crimes. « Ces chiffres démontrent que la situation est critique et inquiétante. Ils poussent les autorités à prendre des mesures adéquates afin d’assurer une bonne prise en charge de cette tranche de jeunes », ont conclu les auteurs de cette étude en notant que « plusieurs facteurs ont contribué à cette situation, notamment la hausse du taux de pauvreté, l’abandon ou l’échec scolaire, et l’éclatement de la cellule familiale, facteurs causés par les changements socioéconomiques et l’insécurité qu’a connus le pays ». Il est également précisé que cette délinquance touche aussi bien les garçons que les filles. Ce qui met l’avenir d’un grand pan de la société en danger. Le constat est inquiétant au point que les pouvoirs publics ont décidé de consacrer un Conseil interministériel au phénomène. Peut-on s’attendre à des mesures efficaces, notamment à travers la prise en charge et la réinsertion de ces jeunes ? La question reste posée.

Salima Tlemçani
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