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 PSYCHOACTIFS

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El Guelmi
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Nombre de messages : 218
Date d'inscription : 08/02/2007

MessageSujet: PSYCHOACTIFS   Ven 20 Avr - 20:56

PSYCHOACTIFS


HISTORIQUE

Les plantes ont été la base de la majorité des traitements. La pharmacopée (l'ensemble des médicaments) des Mésopotamiens comportait déjà près de 250 espèces de plantes pour soigner.

A partir de la Renaissance, arrivent les végétaux d'origine tropicale. L'isolement des principes actifs des plantes ou des substances d'origine végétale n'intervient qu'au début du 19e siècle, grâce aux progrès de la chimie.

Les substances d'origine animale sont moins fréquentes mais tout aussi anciennes. Du poison et du venin de certaines espèces étaient utilisés. Il faut attendre le 19e siècle pour que la science s'appuie sur des bases rationnelles de recherche, notamment dans le domaine des hormones.

Les substances d'origine minérale sont employées depuis toujours à des finsthérapeutiques. Les anciens Égyptiens utilisaient le carbonate de calcium pour soigner les acidités du tube digestif, et les Romains la rouille de fer pour arrêter les hémorragies.

Aujourd'hui, certains minéraux interviennent par exemple dans les traitements de carences en oligo-éléments (fer, cuivre, manganèse, iode, calcium, magnésium, etc..) ou dans le traitement des psychoses maniaco-dépressives (lithium).


FORME DE CONSOMMATION

Les médicaments psychoactifs sont présentés généralement sous forme de gélules de différentes couleurs. Elles s'absorbent sans difficulté par voie oral.

Ils sont souvent consommés en grande quantité par les héroïnomanes qui s'injectent ces deux drogues afin d'obtenir une sensation d'euphorie.


EFFETS

Effets et dangers
Perte de mémoire, baisse de la vigilance et diminution des réflexes, ce sont les principaux effets indésirables des somnifères et des tranquillisants, qui appartiennent à la famille des benzodiazépines.

Associer les médicaments à d'autres substances psychoactives comporte des dangers, d'autant que certaines interactions sont méconnues médicalement. Le mélange avec l'alcool peut être un cocktail redoutable et mortel.

Les effets d'un médicament psychoactif diffèrent selon la catégorie à laquelle il appartient ;

Elles sont au nombre de quatre : Les tranquillisants ou anxiolytiques
Ces produits diminuent l'angoisse. Ils font régresser les manifestations de l'anxiété (insomnies, hyper vigilance, tension musculaire). Ils ne sont pas indiqués pour une maladie précise mais pour répondre à un état d'anxiété. Tout état anxieux ne nécessite pas systématiquement une prescription médicamenteuse. Les tranquillisants les plus prescrits, notamment pour des durées longues, appartiennent à la famille des benzodiazépines connue pour la dépendance physique et psychique qu'elle entraîne. Les tranquillisants sont parfois utilisés de façon toxicomaniaque, à doses massives ou en association à d'autres produits.

Les benzodiazépines
Anxiolytiques ou hypnotiques, ils sont prescrits pour apaiser les manifestations de l'angoisse ou de l'anxiété.

Ils peuvent entraîner :
perte de mémoire des faits récents
baisse de la vigilance
somnolence
diminution des réflexes


Ces troubles rendent dangereuses la conduite d'un véhicule ou l'utilisation d'une machine.
La prise d'alcool au cours d'un traitement est nocive, celle-ci augmentant l'effet sédatif des produits.
L'association des benzodiazépines au Subutex ou à la Méthadone expose le toxicomane à des risques de dépression respiratoire pouvant provoquer la mort.
Les somnifères ou hypnotiques
Ils sont destinés à provoquer et /ou maintenir le sommeil. De ce fait, ils peuvent diminuer la vigilance en état d'éveil. Les somnifères les plus prescrits, notamment pour des durées longues, appartiennent à la famille des benzodiazépines.
Les neuroleptiques
Prescrits pour traiter certaines maladies mentales, les neuroleptiques apportent un apaisement au patient. Ils relèvent de prescriptions psychiatriques pour le traitement des psychoses. Dans le traitement de ces maladies souvent longues, la prise en charge psychologique et sociale du patient est aussi importante que le traitement médicamenteux. L'interruption du traitement est déconseillée sans l'avis du médecin. Ces produits n'entraînent pas de dépendance.
Les antidépresseurs
Prescrits dans le traitement de la dépression, ils luttent contre les manifestations de cette maladie :
sensation de fatigue ou une perte d'énergie inexpliquées,
tristesse,
repli sur soi,
diminution de l'aptitude à penser et à se concentrer,
troubles du sommeil…

Les antidépresseurs peuvent entraîner des effets indésirables :
perte de vigilance,
somnolence,
excitation.

Ils doivent être réservés aux dépressions diagnostiquées par le médecin et ne peuvent être prescrits pour des difficultés passagères.

ATTENTION : Conduire un véhicule, quand on prend ce type de médicament, peut être très dangereux !



DEPENDANCES

Si certains médicaments psychoactifs n'entraînent pas de dépendance physique, une dépendance psychique est possible selon chacun pour chaque substance.
Les benzodiazépines entraînent une dépendance physique et psychique.

De nombreux médicaments psychoactifs sont détournés ou augmentés en dehors de la prescription du médecin, on parle de toxicomanie médicamenteuse.
Ces médicaments sont nombreux : psychotropes, opiacés, barbituriques, amphétamines, benzodiazépines. Sont également utilisés des analgésiques, des anorexigènes, des stimulants, des sirops antitussifs, des antalgiques et des laxatifs.

On distingue trois types de toxicomanies médicamenteuses

Les benzodiazépines entraînent une dépendance physique et psychique, que favorise la durée du traitement et la dose administrée.
La dépendance physique et psychique se traduit, à l'arrêt brutal du traitement, par un phénomène de sevrage dont les principaux symptômes de manque sont l'insomnie, les douleurs musculaires, l'anxiété, l'irritabilité et l'agitation. L'arrêt progressif permet d'éviter ces troubles.

Les neuroleptiques n'entraînent pas de dépendance.

Les antidépresseurs n'entraînent pas de dépendance physique. Cependant, la diminution de la posologie doit être progressive pour éviter des symptômes comme des nausées ou des sensations vertigineuses en cas d'arrêt brutal.


CONSOMMATEURS

En population générale adulte, au cours des dix dernières années, les indicateurs de consommation sont restés relativement stables pour les anxiolytiques et les hypnotiques. En revanche, la tendance pour la consommation d’antidépresseurs est à l’augmentation.

L’usage récent de médicaments psychotropes concerne 14 % des hommes et 25 % des femmes. La consommation régulière des seuls somnifères et tranquillisants est relevée pour 9% des adultes.
Les médicaments se singularisent, par rapport à tous les autres produits psychoactifs, par le fait que leur consommation se rencontre plus fréquemment pour les femmes que pour les hommes. Pour les deux sexes, elle s’accroît avec l’âge.

Chez les jeunes, l’expérimentation de ces produits hors cadre de prescription médicale a été en très nette augmentation au cours des années 1990, surtout pour les garçons.
Les niveaux de consommation restent néanmoins plus élevés pour les filles : à 17 ans, 29 % des filles les ont déjà expérimentés (11 % pour les garçons), 13 % des filles en ont consommé au cours du mois passé (4 % pour les garçons).

La plus grande part de ces consommations se fait dans le cadre d’une prescription médicale. En population générale, comme chez les jeunes, l’auto prescription à partir de la pharmacie familiale se retrouve dans un peu plus de 15 % des cas ; l’usage volontairement détourné (« pour se droguer ») est très rare : 0,7 % des adultes l’ont fait au cours de leur vie (parmi eux, un tiers avec un anxiolytique, un tiers avec un hypnotique, 13 % avec un antidépresseur, 12 % avec un codéiné et 6 % avec un neuroleptique) et 0,1 % au cours de l’année.
Toutefois, la consommation de certains de ces médicaments par les usagers problématiques de drogues est fréquemment rapportée par les observateurs de terrain.
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