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 CANNABIS

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El Guelmi
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Nombre de messages : 218
Date d'inscription : 08/02/2007

MessageSujet: CANNABIS   Ven 20 Avr - 20:43

CANNABIS


HISTORIQUE

L'histoire du Cannabis Sativa, aussi appelé chanvre indien, se confond avec celle des migrations humaines. La plante aurait pour origine les steppes du Turkestan, une zone qui correspond de nos jours aux républiques d'Asie centrale de l'ex-URSS et au nord-ouest de la Chine (Diffusion du cannabis avant l'ère chrétienne). À ces endroits, on a retrouvé des fragments de tissus faits de fibres de cannabis datant du IVème millénaire avant notre ère.

À la fin du IIIe millénaire avant Jésus-Christ, les peuples nomades des steppes d'Europe et d'Asie centrale commencent à voyager et à se disperser. Le cannabis arrive dans le nord de l'Inde avec les Aryens, partis de l'est de la mer Caspienne. Là, il devient un psychotrope noble. Un des quatre livres saints des indo-Aryens, l'Atharvaveda, vante les pouvoirs euphorisants du chanvre, qui est un autre nom pour le cannabis. Vers l'ouest, il est plus difficile de retracer les étapes de la diffusion du cannabis. En plusieurs endroits de l'Europe centrale, des objets de poterie décorée datant du début du IIIème millénaire ont été trouvés. Les archéologues croient qu'il s'agit de contenants destinés à brûler du cannabis. Dans un lieu funéraire de Roumanie, à la fin du IIIème millénaire, on a retrouvé un bol ressemblant à un fourneau de pipe qui contenait des graines. Toujours à cette même époque (fin du IIIème millénaire ) apparaît un nouveau style de décoration des poteries: le "cordé", obtenu par l'application de cordons de chanvre sur la terre encore humide.

Le passage à l'ère chrétienne: ancrage du cannabis au Moyen-Orient

Les invasions indo-européennes (Hittites, Indo-Iraniens) qui viennent du nord de l'Iran, achèvent d'ancrer le chanvre dans les civilisations du Moyen-Orient. Au IXème siècle avant Jésus-Christ, il est utilisé comme encens en Assyrie. Des fouilles archéologiques faites en Turquie, près d'Ankara et donc au cœur de l'empire hittite, prouvent l'utilisation de fibres de chanvre en 800 avant Jésus-Christ...

Plus au nord, on retrouve les Scythes qui sont des guerriers iraniens provenant de la mer d'Aral. Ils cultivent le cannabis au bord de la Volga vers 1000 avant Jésus-Christ. L'herbe se propage avec eux vers l'Europe jusqu'aux Balkans, à Kiev, en Bavière et même en Italie du Nord. Les gens de ce peuple utilisent le cannabis dans des bains de vapeur. En effet, ils fabriquent des genres de réservoirs et jettent des pierres rougies par le feu à l'intérieur. Ensuite, ils prennent place autour du réservoir et jettent, sur les pierres, des graines de chanvre. La vapeur s'en dégageant est supposée les purifier. On a retrouvé des restes de cannabis dans des conteneurs de cuivre, dans des tombes datant de 400 ans avant Jésus-Christ dans la partie occidentale des monts Altaï, au Kazakhstan.

Le cannabis apparaît aussi dans la littérature. Au IVème siècle, Homère, poète grec, décrit dans l'Odyssée comment Hélène de Troie fait boire à son mari un philtre qui abolit la tristesse. Ce philtre est sûrement composé de chanvre mélangé à d'autres drogues telles que l'opium. Les civilisations grecque et romaine, au nord de la Méditerranée, connaissent donc bien les effets de la plante. Aux Ier et IIe siècles, les Romains utilisent beaucoup le chanvre pour confectionner les cordages de leurs navires. Ils l'importent en Gaule où les légions de César l'ont trouvé poussant en abondance. À cette époque, il est bien vu de distribuer, dans les grandes fêtes et les banquets, des graines de cannabis comme euphorisant, mais ce type de consommation est marginal.

En 175, le médecin Galien met en garde la population contre l'utilisation du cannabis dans les pâtisseries, car cette herbe aurait "la vertu de blesser le cerveau quand on en prend trop".

Le cannabis et les religions: diffusion en Afrique, en Chine et en Indonésie

Avec l'avènement de l'hindouisme, au IIIe millénaire avant Jésus-Christ, le cannabis fait son entrée dans les religions. Il porte alors le nom de bhang. Considéré comme un médiateur avec les dieux, il devient indispensable à la pratique de la méditation par la caste sacerdotale des brahmanes. On l'utilise surtout lorsqu'on invoque le dieu Çiva. Apparu en Inde au VIème siècle avant Jésus-Christ, le bouddhisme emprunte aux brahmanes leur goût pour le cannabis. Selon la légende, pendant les sept étapes que suivit Bouddha pour atteindre l'illumination, il ne se nourrissait que d'une graine de chanvre par jour.

Les missionnaires qui ont pour mission de transmettre la foi bouddhiste à travers l'Asie emportent ces graines sacrées avec eux, de même que plusieurs préparations à base de cannabis, des potions à la résine compressée (charas), en passant par les feuilles et les fleurs séchées (ganja), que l'on fume dans une pipe. Au début du IIème siècle de notre ère, le bouddhisme se répand en Indonésie et en Chine. Au XIIe siècle, ce sont les moines bouddhistes chinois qui importent le chanvre au Japon.

À partir du VIIème siècle de notre ère, une nouvelle religion apparaît encore, l'islam. Cette nouvelle religion joue un rôle très important dans la propagation du cannabis, bien que la loi coranique condamne à 80 coups de fouet celui qui boit un liquide enivrant. Mais cet interdit ne semble viser que le vin. Les textes ne citent pas l'usage du chanvre dans le monde musulman avant le XIème siècle. Il est alors utilisé du Yémen à la Syrie. Au Moyen Âge, dans l'islam, la consommation du cannabis semble limitée à des élites qui le consomment mêlé à des boissons ou des aliments. On en retrouve même quelques recettes dans les contes des Mille et une Nuits, écrits entre 1000 et 1700.

Le cannabis doit son nom populaire de haschich à l'arabe, où le mot hachîch signifie "herbe". Cette appellation apparaît à partir du XIVème siècle. À l'époque où le soufisme connaît son apogée, vers le XIIème siècle, le monde arabe commence à fumer le cannabis. Cette pratique aurait été introduite en Égypte par des soufis syriens et viendrait d'Iran avec la pipe à eau, peut-être elle-même venue d'Inde. Certaines autres sources que les premiers fumeurs sont les envahisseurs mongols qui prennent Bagdad au XIIème siècle. Dans le Maghreb, la pratique serait apparue au XIVème siècle, voire au XVème siècle et serait longtemps restée limitée aux membres des confréries mystiques.

Entre 1090 et 1272, la secte des Assassins ou hachîchiyyîn voit le jour en Irak et en Syrie. Lors de son voyage en Perse en 1275, Marco Polo raconte comment les Assassins étaient mis en condition par leur maître après avoir bu "un breuvage qui les endormaient aussitôt".

Après avoir pris le Caire aux Fatimides à la fin du XIIème siècle, les sunnites essaient d'enrayer l'expansion de l'utilisation du cannabis en donnant des peines aux fumeurs. On va même jusqu'à leur arracher les dents. Mais tout cela reste vain, puisqu'en Égypte, la consommation était devenue purement récréative et avait gagné toutes les classes sociales. Dès le XIVème siècle, les marchands arabes et grecs font le commerce du haschich à travers tout le monde musulman.

Ce sont ces marchands qui ont joué un très grand rôle dans la diffusion du cannabis dans l'Afrique noire, qui commence par l'est, dès la fin du 1er millénaire. Des comptoirs apparaissent le long de la côte et le cannabis est au cœur des échanges qui se font entre les Orientaux et les Banthous (peuples d'Afrique, du sud à l'équateur) d'Afrique centrale, en pleine expansion vers le sud.

L'Afrique de l'ouest ignore la plante jusqu'au retour des soldats nigérians ayant combattu en Asie pour la Grande-Bretagne, vers 1945, soit à la fin de la 2ème Guerre mondiale. C'est que, dans ces pays, la drogue entrait en conflit avec des produits indigènes comme la datura (stramoine), l'iboga ou la noix de kola au Congo et au Gabon. Le Sénégal pose une énigme aux historiens: dans certaines régions existe une tradition de culture du cannabis qui remonte au moins au début du XXème siècle. Cela pourrait indiquer que les pasteurs nomades venus d'Égypte ont fait diffuser très tôt le chanvre dans l'Afrique sahélienne.

Les conquêtes: le nouveau monde

Au XVème siècle, à Rome, le cannabis est assimilé à la sorcellerie et on en interdit alors l'usage. Mais certaines pratiques subsistent toutefois en Roumanie, en Tchécoslovaquie et en Hongrie. En Irlande, jusqu'à récemment, les jeunes femmes consommaient du cannabis pour voir qui deviendrait leur époux.

En même temps, on continue de cultiver la plante pour ses fibres qui servent à fabriquer les voiles et les cordages des navires. On fabrique aussi, avec l'huile des graines, de la peinture et du vernis qui recouvrent les bateaux. La plante devient indispensable aux conquêtes et les européens en exportent la culture sur les territoires conquis. Dès le XVIème siècle, les espagnols commencent des plantations au Chili et au Pérou. Ensuite, les Français en commencent aussi au Canada. Au début du XIXème siècle, la maîtrise des champs de la Russie, où se trouve près de 80% des ressources européennes en fibres, sera l'un des enjeux des campagnes napoléoniennes.

En 1798, la vente du cannabis est interdite en Europe, de même que son usage. En 1845, Jacques-Joseph Moreau de Tours, un psychiatre parisien, vante les mérites du cannabisdans le traitement de l'aliénation mentale. À la même époque, l'écrivain Théophile Gauthier se passionne pour la drogue et décide de fonder un club, le club des Hachichins et entraîne avec lui de grands écrivains et peintres comme Alexandre Dumas, Charles Baudelaire, Gérard de Nerval et Eugène Delacroix. C'est aussi à cette époque que l'on doit certaines citations de Baudelaire tels que...

"Le hachisch, comme toutes les joies solitaires, rend l'individu inutile aux hommes et la société superflue pour l'individu, le poussant à s'admirer sans cesse lui-même et le précipitant jour à jour vers le gouffre lumineux où il admire sa face de Narcisse"

"Celui qui aura recours à un poison pour penser ne pourra bientôt penser sans poison. S’il existait un gouvernement qui eut à corrompre ses gouvernés, il n’aurait qu’à encourager l’usage du HASCHICH"

"Ce que le haschich donne avec une main, il le reprend avec l'autre: cela veut dire, il vous donne le pouvoir de l'imagination et vous retire la capacité d'en profiter"

"Peut-on affirmer qu'un homme incapable d'action, et propre seulement aux rêves, se porte vraiment bien"

Le chanvre et ses dérivés, comme les autres drogues traditionnelles (opium, coca), seront interdits en France par la première loi de prohibition concernant les psychotropes, votée le 12 juillet 1916.

LES DIFFÉRENTES FORMES

LA MARIJUANA (pot, joint, marie-jeanne, herbe, grass, ganja) :
Provient des tiges, des feuilles et des fleurs séchées de la plante Cannabis Sativa. Sa couleur peut aller d'un vert grisâtre au brun verdâtre. La substance renferme habituellement des graines et des tiges. Forte odeur.
La marijuana est habituellement fumée dans des cigarettes roulées à la main (joint, pétard), ou dans des pipes, mais elle est également mangée dans des recettes de pâtisserie. La teneur en THC varie selon la partie du plant de cannabis 0,1% à 15%, et de 25 à 30% avec les nouvelles cultures hydroponique.

LE HASCHICH (Hasch, H, shit) :
Extrait de la résine sécrétée par le cannabis, le haschich est vendu sous forme de cube ou en morceaux dont la couleur varie du brun clair au noir. Sa texture allant de sèche et dure à molle et friable. Il est souvent mélangé au tabac et fumé. Il est plus puissant que la marijuana en raison de sa teneur plus élevée en THC, il contient de 12 à 20 % de THC.

L'HUILE DE HASCHICH : est un concentré de haschisch visqueux et goudronneux, un liquide vert foncé, marron ou noir, obtenu par percolation à partir du haschich purifié avec un solvant organique ou de l’alcool. Son degré de concentration de THC est très élevé entre 60 à 80 %. L’huile de haschich est ajoutée aux joints pour en augmenter la puissance.


FORME DE CONSOMMATION

Inhalation : joint (cigarette de haschich et tabac ou uniquement de marijuana) ou «bang» (pipe à eau).

Ingestion : boissons (tisane, mélange avec lait) ou mets, pâtisseries
(space cake), confitures.


EFFETS

Catégorie : Perturbateur

Caractéristiques : Le principe actif du Cannabis est le Delta 9 THC (tétrahydrocannabinol)
Les feuilles en contiennent 2 à 7% suivant l’origine géographique de la plante (de 25 à 30% avec les nouvelles cultures hollandaises ‘Nederwiet’).
La résine en contient de 10 à 15%. L’huile extraite à partir de la plante en comporte 60%.

Le cannabis est plus dangereux que le tabac

Celui qui fume du cannabis inhale beaucoup plus profondément la fumée et la conserve beaucoup plus longtemps dans les poumons que ne le fait l'adepte du tabac afin d'absorber la plus grande quantité possible de stupéfiant. C'est pour cette raison qu'il n'utilise pas de filtre bien qu'une cigarette de cannabis contienne beaucoup plus de goudrons qu'une cigarette de tabac. La fumée de cannabis contient deux fois plus de substances cancérigènes que celle du tabac, ce qui augmente les risques de cancer.

Le cannabis est un stupéfiant, c'est-à-dire une substance euphorisante nocive pour la santé. Il induit une dépendance. Puisque son élimination est lente, les symptômes de manque sont modérés. Le sevrage est un processus de longue haleine au cours duquel le consommateur régulier de cannabis souffre pendant des mois de séquelles d'ordre psychique.

Les adeptes du cannabis passent beaucoup plus facilement à d'autres drogues que les personnes du même âge qui ne se droguaient pas auparavant. 80 % au moins des consommateurs d'héroïne et de cocaïne ont commencé par prendre du haschisch ou de la marijuana.


Effets d’ordre général
Quatre phases sont à dénoter :
· Excitation euphorique, sensation de bien-être physique et moral, de joie expansive et communicative.
· Exaltation sensorielle et affective, désorientation entraînant une ivresse haschischique avec des phases d’hilarité et perturbation des notions de temps et d’espace.
· Extase et béatitude.
· Dépression et sommeil.
Absorbé en petites quantités, le cannabis engendre un état euphorique et rêveur et un appétit ouvert.
Les perceptions auditives et visuelles peuvent être modifiées.
En consommation régulière, on peut constater une altération du comportement et des fonctions psychiques. Le sujet perd son self-control, le sens du réel, la notion de temps et d’espace.

Effets sur le cerveau
Le THC entraîne des modifications biochimiques.
En dérégulant l’action des neuro-transmetteurs, il altère l’équilibre délicat existant entre le centre du plaisir (cellules limbiques) et le centre de la décision, réflexion (néo-cortex).
C’est ce qui explique le ralentissement de l’intérêt intellectuel, une certaine indifférence, l’éloignement de la vie sociale, des périodes d’euphorie suivies de périodes d’apathie et de dépression de plus en plus longues.
Il entraîne également des troubles de la mémoire.

Effets sur les fonctions respiratoires
L’usage excessif du’joint’ (5 à 10 par jour) peut donner, en un an, des sinusites et bronchites chroniques qu’un fumeur de tabac de 20 à 40 cigarettes par jour connaît en 5 à 10 ans.
Il est 10 fois plus prédisposé à avoir un cancer du poumon ou du tractus aérodigestif.

Effets sur le système immunitaire
Le THC provoque l’inhibition de la reproduction des lymphocytes, cellules blanches du sang portant des anticorps permettant à l’organisme de lutter contre les maladies infectieuses.
Chez le sujet normal, 5,9% sont en constante division de reproduction.
Chez l’usager de cannabis, ce pourcentage tombe à 2,3%.
Le système immunitaire s’affaiblit et laisse le champ libre aux virus et autres microbes.
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