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 Le mouvement de contre-culture aux États-Unis

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El Guelmi
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Nombre de messages : 218
Date d'inscription : 08/02/2007

MessageSujet: Le mouvement de contre-culture aux États-Unis   Ven 20 Avr - 0:41

Le mouvement de contre-culture aux États-Unis

Le phénomène hippie


Ce phénomène débuta à San Francisco aux alentours des années 1960 dans un contexte politique et philosophique marqué par les premiers mouvements contestataires qui avait vu naître les Beatniks dix ans auparavant. De célèbres écrivains et poètes chantent alors les louanges de l'extase que procure la drogue. Jack Kerouack, Allen Ginsberg, W. Burroughs, Timothy Leary deviennent les poètes de la Beat Génération ".



Le refus de la société de consommation



Avec le mouvement hippie, cette fois encore, la jeunesse américaine s'oppose aux valeurs des adultes (il s'agit principalement d'étudiants issus de classes sociales privilégiées). En 1967, le phénomène hippie s'étend à toute l'Amérique, alors que la guerre au Viêt-nam s'intensifie. En 1969, ces étudiants contestataires se politisent. Ils participeront à la lutte pour les droits civiques des Noirs, et contre la guerre au Viêt-nam. Ils organiseront d'importantes manifestations dans les campus, où ils dénoncent les valeurs de la société de consommation. Ils prônent la non-violence (sous l'influence de Ghandi et M. Luther King) et créent un slogan devenu célèbre "Peace and love ". Par ailleurs, Marcuse dénoncera le système établi et sa capacité à récupérer tous les désirs et les motivations de l'individu, pour les mettre au service du système de production.




La recherche de nouvelles valeurs



C'est également l'époque des rassemblements gigantesques autour des concerts rock dont le plus important fut celui de Wood Stock. Beaucoup vivent en communauté et consomment des "soft-drugs" ou "drogues douces", en particulier de la marihuana et des champignons hallucinogènes ou du LSD dont Timoty Leary s'est fait le promoteur. La drogue n'est pas une fin en soi, elle est utilisée pour mieux réfléchir, découvrir des perceptions nouvelles, favoriser l'élargissement du champ de conscience individuel. De nombreuses productions artistiques (musique, cinéma, théâtre, poésie) vont donner lieu à la création du mouvement psychédélique. La drogue sera cependant associée à l'horreur lorsqu'en 1969 Sharon Tate, (la femme de Roman Polanski) est exécutée, ainsi que plusieurs de ses amis, dans sa villa de Los Angeles, par une secte dirigée par un dément (la drogue aurait servi à permettre le crime rituel abominable).




La route des Indes



La route . Les précurseurs "faisaient la route", parce que la route est synonyme de cheminement et que le bonheur est une quête. Il faut abandonner toutes ses valeurs anciennes, tout quitter, et partir ... Ils ne croient plus au progrès scientifique, qui ne leur a pas apporté le bonheur qu'ils espéraient. Ils ont soif d'absolu.

Les Indes. Parce que l'ordre social que l'on quitte n'offre pas de finalité, l'homme nouveau ne peut naître qu'ailleurs, projeté dans un autre monde matériel et spirituel Il lui faut un mode favorable à l'éclosion de ses nouvelles valeurs et à la révélation de la sagesse. Ce sera Katmandou au Népal.




La fin des utopies



Francis Marion, du service social auprès du consulat général de France à Bombay, en 1976, nous dit : "Je parlerai volontiers de l'échec de la philosophie hippie, ou plutôt de la prise de conscience de leur échec par les hippies eux-mêmes. Ils sont en effet inexistants, ceux qui, parmi le flot migrant, parlent encore des freaks comme d'un peuple vivant. L'idée de la construction d'un hippiland est totalement abandonnée, et les penseurs du mouvement se sont tus depuis longtemps ..Le junkie, c'est celui qui se "pique" à n'importe quoi, risquant la mort à chaque intraveineuse; c'est en définitive un hippie qui a perdu l'espoir. La route des Indes correspond à un mouvement de migration des jeunes Occidentaux. Migrations en masse, qui est un phénomène récent. Le mouvement initial vient des communautés puissamment motivées, qui s'étaient constituées en Californie. Il en reste une image d'Épinal de jeunes à la chevelure fleurie des années 1960. Le mouvement a changé, il est l'héritier des précurseurs, mais il a subi les revers dont la drogue fait partie . Beaucoup de ces jeunes sont depuis longtemps retournés dans le système" .
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