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 Journées portes ouvertes sur la gendarmerie nationale à Tama

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El Guelmi
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Nombre de messages : 218
Date d'inscription : 08/02/2007

MessageSujet: Journées portes ouvertes sur la gendarmerie nationale à Tama   Mar 23 Oct - 15:08

Journées portes ouvertes sur la gendarmerie nationale à Tamanrasset
L’immigration clandestine dans ses états

Sur un écran d’ordinateur, un visage. Celui d’un noir. La moitié du visage est hérissée de poils, une barbichette, l’autre est lisse. En réalité, il s’agit du montage de deux photos différentes de la même personne. Et le visage en question est celui d’un immigré clandestin.

Tamanrasset. De notre envoyé spécial

C’est l’une des démonstrations offertes à l’attention d’un public très curieux par le sixième commandement régional de la Gendarmerie nationale basé à Tamanrasset, à l’occasion de Journées portes ouvertes qu’abrite la maison de la culture de la capitale de l’Ahaggar du 2 au 4 mai pour donner un autre visage du « darki » et changer l’habit austère et hiératique de l’autorité. Un sémillant sous-officier, en combinaison blanche semblable à celle de la police scientifique, explique : « Ce que vous voyez sur cet écran est un procédé très évolué utilisé par nos services pour l’identification de suspects moyennant une technique appelée Unidas. C’est un système basé sur la biométrie. Actuellement, nous l’utilisons beaucoup dans la lutte contre l’immigration clandestine. » Sur une table mitoyenne, un autre dispositif avec des instruments de pointe. Il s’agit d’un système d’identification des empreintes dénommé AFIS. « Ce système est utilisé uniquement aux Etats-Unis. Il permet de constituer une importante base de données digitales, grâce à laquelle on peut identifier une empreinte en 1,30 min », relève un élément de la cellule technique du groupement de wilaya. Une valise particulière est exposée juste à côté, avec toute une panoplie de produits improbables. « Cette valise permet de piéger des personnes qui s’adonnent à des opérations de corruption », confie notre guide, avant de détailler : « Par exemple, il y a ce crayon qui laisse des marques invisibles. Nous l’utilisons pour marquer des billets de banque qu’une taupe se charge de remettre à la personne à piéger. Quand cette dernière touche l’argent, il est aisé de l’accabler grâce à cette tache discrète. » Au milieu de la salle gît un faux cadavre, dont la tête est maculée de sang. A ses pieds, un portable. C’est une reconstitution d’une scène de crime. Le « spectacle » donne froid dans le dos des visiteurs. En face est exposé sur une planche un échantillon de kif ainsi que d’autres plantes utilisées dans la fabrication des drogues. Au fond de la salle, un gendarme en combinaison anti-émeute avec, à côté, tout un matériel de « répression ». Mais la Gendarmerie nationale veut rassurer.

« Un coup d’épée dans le sable »

Des panneaux incitent au respect des droits de l’homme. Sur des tableaux sont détaillés des chiffres qui donnent par le menu le bilan des activités de ce corps dans une région souvent décrite comme étant « sécuritairement ingérable ». Les thèmes de la lutte contre la contrebande, l’immigration clandestine ou encore le crime organisé occupent une bonne place. L’on apprend ainsi qu’en 2006, 1235 immigrants clandestins ont été arrêtés dans l’ensemble de la wilaya contre 3000 en 2005. 957 ont été refoulés pour 1924 en 2005. Chapitre contrebande, il a été saisi près de 37 000 cartouches de cigarettes en 2006 (24 600 en 2005), 41 véhicules (67 en 2005), 21 camions (11 en 2005), plus de 150 000 l de carburant (104 000 en 2005) ainsi que 141 téléphones portables, 189 têtes de bétail, des camelins essentiellement, et d’autres types de marchandises. Sous la rubrique « drogues », la Gendarmerie a mis la main sur 9422 kg de kif traité, 340 gr de haschisch et 110 comprimés de psychotropes. D’importantes sommes d’argent de différentes monnaies sont également mentionnées : 654 millions de dinars, 150 millions de CFA, 29 000 euros et 2400 dinars libyens pour ne citer que celles-là. Analysant ces chiffres, un cadre de la gendarmerie de Tamanrasset avoue d’emblée que la lutte contre l’immigration clandestine est un coup d’épée dans le sable tant que des réformes globales et profondes ne sont pas engagées en Afrique. « Nous faisons des campagnes d’arrestation dans les milieux immigrés et nous remettons les personnes arrêtées à la police qui est seule habilitée à déclencher la procédure d’expulsion », souligne notre interlocuteur. Selon lui, l’immigration clandestine dans l’Ahaggar, en dépit de son ampleur, ne fonctionne pas en « réseaux de trafic humain ». « Ici, les clandestins peuvent franchir seuls les frontières tant celles-ci sont difficiles à contrôler », dit-il. Concernant la drogue, il estime que la ville de Tamanrasset est plus consommatrice que productrice et qu’elle ne sert même pas de zone de transit, « car, note-t-il, la drogue d’ici vient du Nord en passant par Adrar ». Il convient de relever, pour finir, que parmi les « attractions » de cette expo on peut citer des échantillons d’objets néolithiques et autre matériel archéologique cueilli dans ce vaste musée à ciel ouvert qu’est l’Ahaggar. Ils ont été mis sous verre à l’initiative de la toute nouvelle cellule de protection des biens culturels de la Gendarmerie nationale. Une manière de sensibiliser sur le fléau du pillage de notre patrimoine archéologique, et auquel tout le Sahara est exposé. « Nous effectuons régulièrement des patrouilles en collaboration avec l’Office du parc national de l’Ahaggar », explique un sergent exerçant dans ladite cellule, avant de préciser : « Le territoire de Tamanrasset est trop vaste pour être prémuni contre le pillage, d’autant que chaque objet a une histoire. Qui plus est, nous ne pouvons intervenir directement afin de ne pas incommoder les touristes. Nous laissons le soin à nos amis de la police des frontières et de la douane de saisir au niveau de l’aéroport les objets éventuellement dérobés. »

Mustapha Benfodil
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