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 Lutte antidrogue Transpercer le tabou et l’opacité

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El Guelmi
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Nombre de messages : 218
Date d'inscription : 08/02/2007

MessageSujet: Lutte antidrogue Transpercer le tabou et l’opacité   Dim 21 Oct - 21:28

Lutte antidrogue
Transpercer le tabou et l’opacité

Les travaux de la conférence scientifique sur la coopération internationale dans le domaine du commerce illicite de la drogue ont été ouverts, hier matin, avec le rituel retard d’une demi-heure, à l’Institut national de police criminelle à Saoula, au sud d’Alger.

Etalée sur trois jours et organisée par la DGSN, en collaboration avec l’Université arabe Nayef des sciences sécuritaires (Arabie Saoudite), la conférence « favorise les échanges entre experts, opérationnels et responsables dans le domaine de la lutte contre la drogue », selon les termes de Khaled Benabdellah Arrachoud, secrétaire général du Centre d’études et de recherche au sein de cette université. Think tank du Conseil des ministres de l’Intérieur arabe, l’université Nayef a été fondée par le ministre de l’Intérieur saoudien, le prince Nayef Abdelaziz. « Nous avons besoin de rendre effective la coopération entre les pays arabes pour lutter contre la drogue. La transparence est également requise. Il ne faut plus que certains pays arabes nient l’existence chez eux de ce fléau », a indiqué Khaled Benabdellah Arrachoud. « Des accords ont été signés dans le cadre du Conseil des ministres de l’Intérieur arabe et j’espère que toutes les institutions concernées en profiteront », a-t-il ajouté. Il a soulevé la grande diversité de traitement du phénomène d’un pays à un autre, handicap d’une meilleure coordination interarabe. « La drogue est un tabou qui commence à être levé dans le monde arabe depuis quatre ou cinq ans », a souligné Aïssa El Kassemi, directeur de la coopération internationale à l’Office national contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT). L’ONLCDT, créé en 1997, installé en 2002, placé sous tutelle du chef du gouvernement, a adopté une politique en matière de prévention de la toxicomanie en 2003 dans le cadre d’un programme quinquennal. Les conclusions qui seront tirées en 2008 par l’office coïncideront avec les dix ans du programme onusien de lutte contre le trafic de drogue lancé en 1998. « Toute la société est concernée par la lutte contre les stupéfiants et pas seulement les services de sécurité. Il s’agit d’abord de limiter la demande qui est majoritairement du fait des jeunes », a observé Aïssa El Kassemi. « Les campagnes de prévention et les centres de désintoxication sont également des éléments importants dans cette lutte », a appuyé Khaled Benabdellah Arrachoud. De 1994 à 2001, 85,65% des personnes condamnées pour des affaires de drogue avaient moins de 35 ans. En 2004, sur les 13 000 personnes impliquées, 10 000 avaient moins de 35 ans. La tendance semble se maintenir. « Une grande partie de la drogue fabriquée au Maroc passe en Algérie », a dit El Kassemi. 134 ha sont dévolus dans le royaume voisin à la culture de canabis avec une production annuelle de 4000 t de résine par an totalisant un chiffre d’affaires oscillant entre 12 et 14 milliards de dollars. En 2004, les différents services de sécurité ont saisi 12,6 t de résine, soit environ 12 à 15% de l’ensemble de la quantité consommée ou ayant transité. L’ONLCDT considère sur son site web que l’Algérie n’est ni un pays producteur ni consommateur à grande échelle, mais un « espace de transit privilégié ». Plus de 90% des quantités saisies ces dernières années sont destinées à être commercialisées dans d’autres pays d’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient (73,5% en 2002). La consommation interne connaîtrait ainsi une légère hausse, due notamment au marasme vécu par la jeunesse et « les effets de la violence terroriste sur la stabilité sociale et l’équilibre psychologique des individus ». L’office énumère également d’autres facteurs influents, notamment l’inadéquation de la législation nationale et l’absence d’une réglementation adéquate sur le contrôle de la circulation des capitaux. Les statistiques sur la consommation interne ne sont pas encore disponibles faute d’étude lourde et profonde, a expliqué Salah Abdenouri, directeur général de l’office.

Adlène Meddi
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